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 Présentation du Lac Tanganyika

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olivier78
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Date d'inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Présentation du Lac Tanganyika   Dim 12 Aoû - 11:54





Il est bordé par la Tanzanie à l’est, la Zambie au Sud, le Zaïre (Congo) à l’ouest et le Burundi au Nord-est. Arrosé principalement par 6 rivières permanentes qui apportent environ 703 mm d’eau/an. Son exutoire (Lukuga), situé au centre de la côte ouest du lac, se jette dans le fleuve Zaïre et permet d’évacuer le trop-plein d’environ 107 mm d’eau/an.
Dimensions :
• Situé à 774 m au dessus du niveau de la mer
• Environ 650 Km de longueur par 80 Km de large
• Hauteur d’eau maxi 1470 m, le deuxième plus profond au monde après le lac Baïkal (1620 m).
Il compte un grand nombre de cichlidés endémiques avec 177 espèces répertoriées et décrites en 1998 dont près de 40 % représentées par les lamprologiens. Mais actuellement on peut aisément en estimer qu'il existe plus de 200 avec de nombreuses variantes chromatiques.
On y trouve également bon nombre d’autres poissons (certains sont endémiques) appartenant aux ordres des Siluriformes (Synodontis, Schilbes, Bagres, …), Clupéiformes (sardines), Osteoglossiformes (Mormyridae, …), Characiformes (Barbus, Distichodus, Labeo, …), Cyprinodontiformes (Lamprichthys, Aplocheilichthys), Synbranchiformes (Mastacembelidae (anguilles), Tetraodontidae (poissons ballons)) et les Perciformes (Lates, Ctenopoma et Cichlidae)

C’est le lac le plus minéralisé des grands lacs de l’est africain. Avec une conductivité comprise entre 550 et 620 µS, un Kh d' environ 18 et un Gh oscillant de 11.3 à 11.7.
Le fait que la dureté calcique soit supérieure à la dureté totale s’explique principalement par la nature du sol (latérite et argile) qui contient beaucoup d’ions hydroxydes augmentant le Kh. Les variations de la dureté totale (Gh) sont dues au magnésium (dureté magnésienne = 80% du Gh).
Le pH y est très élevé et oscille de 8.5 au fond à 9.2 en surface, ceci s’expliquant notamment par un taux élevé d’O2 dissout (lié au ressac et vagues). De plus, ces valeurs varient selon les zones (embouchures d’une rivière ou en plein milieu du lac).
La température moyenne de surface se situe entre 24 et 29°C, avec des sources chaudes sur les sites de Pemba (de -11 à -46 m) qui sortent entre 55 et 88 °C et Cap Banza (de 0 à -6 m) avec des températures de 66 à 103°C.

Personnellement, nous recommandons de maintenir vos espèces du Tanganyika à des températures comprises entre 25 et 27°C et de recomposer votre eau avec de l’eau osmosée et les sels minéraux adaptés afin d’assurer longue vie, belles colorations et un bon taux de reproduction (nécessaire pour certaines espèces) à vos chers pensionnaires.


Tout comme pour les espèces du lac Malaŵi, pensez à installer une filtration conséquente ainsi qu’un brassage important (le cumul des deux devant être d’au moins 10 fois le volume brut) afin d’obtenir un pH élevé, et une meilleure oxydation des matières organiques.

Attention aux compatibilités.
La grande majorité des cichlidae du Tanganyika sont des incubateurs buccaux.
Ils appartiennent aux genres Tropheus, Ophtalmotilapia, Cyphotilapia et bien d’autres.
En revanche quelques cichlidae sont des pondeurs « sur substrat ».
La majeure partie de ces derniers appartient au groupe des lamprologiens ( Altolamprologus, Lamprologus, Lepidiolamprologus et Néolamprologus ainsi que Chalinochromis, Julidochromis et Telmatochromis), ainsi que deux autres genres, les Boulengerochromis et les Tilapia.

Cichlidés De Pleine Eau

Nous classerons dans cette catégorie tous les cichlidés dont les femelles (non colorées) pélagiques vivent en bancs.

Ce sont, pour la quasi-totalité, des insectivores planctophages pratiquant l’incubation buccale. Pour ces espèces, seuls les mâles sont colorés et défendent un territoire en pleine eau, à proximité d’un site de ponte, sur le sable ou le long des roches.

Ils appartiennent aux genres Cyprichromis et assimilés pour les plus petits (8-10 cm), ou aux Ophtalmotilapia et Cyathopharynx pour les plus gros (>12 cm).

Les plus connus des petits sont les Paracyprichromis nigripinnis (Paracyprichromis « blue neon ») et les Cyprichromis leptosoma. Pour les plus gros ce sont les Ophtalmotilapia nasuta, Cyathopharynx furcifer ou encore le Benthochromis tricoti (pour les très grands bacs).

A ces cichlidés planctophages s’ajoutent les Cyphotilapia qui sont des piscivores (prédateurs des petits cichlidés de pleine eau et de fond).

Cichlidés De Fond

Nous classerons dans cette catégorie tous les cichlidés vivants sur le sable ou le long des rochers.

Les benthiques (vivant sur le sol) sont des insectivores sabulicoles pratiquant l’incubation buccale. Pour ces espèces, les mâles sont plus colorés et défendent un territoire à proximité d’un site de ponte, sur le sable, où ils forment des cratères pour attirer les femelles et s’y reproduire. Dans ce type d’habitat peu de caches sont possibles, ce qui en fait des espèces très vulnérables. Ceci explique que l’on y rencontre peu d’espèces (Xenotilapia (Enantiopus et Xenochromis), Callochromis) et que les femelles et jeunes individus se déplacent en bancs (pour se protéger).
Ceux vivant dans les roches sont plus nombreux, et appartiennent pour la majorité aux lamprologiens. Tous ceux-ci sont insectivores et en général des pondeurs sur substrats. Ce sont les genres Julidochromis et assimilés ainsi que les Neolamprologus, espèces de tailles modestes (6-8 cm).

Les plus connus des petits sont les Néolamprologus brichardi (princesse du Burundi), Julidochromis transcriptus (cichlidés de Julie à Damier)...
Les autres cichlidés classés dans cette catégorie sont ceux appartenant au genre Tropheus, espèces qui vivent généralement en bancs avec des individus territoriaux qui défendent une surface de ponte ou alimentaire de plus d’1m². Ces poissons (incubateurs buccaux) sont herbivores et de tailles supérieures aux précédents (>12 cm). Leur régime alimentaire particulier les rapproche d’un point de vue comportemental aux mbunas du lac Malaŵi. Par conséquent nous ne conseillons ces poissons que pour les grands bacs, sous réserve de les maintenir en groupe de minimum 10 individus, et de ne les associer qu’à de gros poissons (Cyphotilapia) ou à des espèces susceptibles de supporter leurs assauts incessants (Lamprologiens). Dans tous les cas, évitez les poissons de pleine eau.

Cichlidés conchylicoles

Sont représentés par les genres Lamprologus et quelques Altolamprologus ou Lepidiolamprologus bien que ces deux derniers genres ne soient pas réellement des conchylicoles.
Les plus connus d’entre eux sont les Lamprologus ocellatus, brevis, multifasciatus ou encore les Altolamprologus calvus.
Certains vont chercher les coquilles (les mâles des Lamprologus callipterus) pour en faire un lit (jusqu’à 100 coquilles) sur un site de nidification où il attirera une ou plusieurs femelles formant ainsi des harems pouvant atteindre une vingtaine de femelles. D’autres utilisent directement les zones à forte densité de coquilles tel que le L. calliurus, alors que le plus grand nombre des conchylicoles vit dans des zones où les coquilles sont peu nombreuses (1-5 coquilles /m²). Ces derniers sont tous des Lamprologus de petites tailles (L. brevis, L. ocellatus, …).

Les assimilés conchylicoles sont les espèces vivant près des coquilles ou susceptibles de s’y reproduire. On trouve ainsi les Altolamprologus qui peuvent se reproduire dans des coquilles mais de tailles nettement supérieures à celles utilisées par les Lamprologus. En revanche, certains ont développé une forme de nanisme pour s’y reproduire tel que l’Altolamprologus compressiceps et A. calvus (formes « A. Shell compressiceps » et « A. cf calvus»).
Des Lepidiolamprologus utilisent aussi les lits de coquilles comme site de ponte (à l’extérieur) mais pas pour s’y cacher.

La plupart des espèces mentionnées ci-dessus sont de petites tailles et relativement tranquilles. Méfiez vous quand même de Altolamprologus qui sont des petits prédateurs (mais peu agressifs (ils chassent à environ 10 cm de leur territoire)) Ils peuvent êtres associés avec la majorité des autres espèces d’aquarium

Autres Familles

De nombreuses familles, autres que les Cichlidés, sont également présentes dans ce lac (Voir article général Tanganyika).
Les plus connus des aquariophiles sont les Lamprichthys tanganicanus (Killy du Tanganyika), les Synodontis multipunctatus (coucou du Tanganyika) (Famille des Mochokidae) ou les Platyphelpusa armata (crabe endémique du lac).

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